Trouver la précieuse argile

La nature a pris son temps, il est normal que récolter de l'argile sauvage en demande également. Je pars en quête d'une terre de caractère, riche et surprenante. C'est le commencement d'un long processus.

Nettoyage et plasticité

Débute ensuite un ou plusieurs nettoyages pour conserver ou extraire certains minéraux qui apparaîtront après la cuisson. Puis un temps de séchage permet d'obtenir une pâte prête à être façonnée, en fonction de sa plasticité. 

Le Tournage

Je choisis alors le moment où la texture est optimale pour brasser la terre, la rendre homogène. Direction le tour pour explorer les formes, maîtriser les gestes, se laisser guider par l'argile.

Tournassage et Séchage

Après quelques jours de séchage en fonction de l'humidité ambiante, les pièces repassent sur le tour pour un tournassage qui mettra en relief un pied de tasse, le galbe du bol, un jeu de texture. Puis un long séchage sépare cette étape de la cuisson finale.

Non émaillage

Pour préserver l'authenticité de la terre, j'ai décidé de ne pas émailler mes pièces. Certaines sont fermées, d'autres légèrement poreuses. Elles recevront des liquides, d'autres des condiments, des aliments secs etc.

Trouver du bois

J'utilise différents bois trouvés et préparés près de chez moi : châtaigner, chêne, résineux... La puissance de chauffe est différente, le résultat sur la céramique d'autant plus. C'est ce qui rend la cuisson au bois si particulière.

La Cuisson !

Le grand moment d'excitation et d'impatience arrive. Enfournement délicat des pièces crues, allumage d'un petit feu, lente montée en température. Au bout de 3 heures, le four est prêt pour l’ascension vers 1160°C. 

Défournement

Il me faut 6 heures, parfois plus, pour réaliser une cuisson. Après refroidissement, c'est la surprise et l'aboutissement d'une activité physique et morale intense. Entre réussite et remise en question, il faut continuer, progresser, les mains toujours dans la terre :)